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Qui suis-je ? |
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Mercredi, 10 Mars 2010 09:28 |
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A cette question, tous sont confrontés à plusieurs moments de leur vie. Un jour on parle d’éthique, un jour on parle de lien de parenté, un jour de la responsabilité dans un couple, un jour de notre place dans la société, et un jour dans notre cœur, au plus profond de nous. On se retourne sur soi même et la question arrive : Qui suis-je au plus profond de moi ? Que se passe t il, toutes ces choses que l’on m’a inculqué, toutes ses valeurs que l’on m’a apprises, toutes ces logiques au plus profond de mon inconscient ne coïncident plus avec ce que mon cœur, ce que mon corps ressent.
Les hommes aiment les femmes, les femmes aiment les hommes, de temps en temps il y a des gens originaux qui aiment le même sexe… hum…cela s’appellent des homosexuels…re hum…et moi alors je suis quoi ? J’aime les hommes et les femmes.
Mais c’est pas normal ca, comment cela est ce possible, on doit choisir un camp, on m’a jamais parlé d’autre camp… Suis-je seule ? Suis-je malade ? A qui puis je en parler ? à un psy qui fera l’analyse d’un monde bicéphale ou le BI n’existe pas ? non, je ne peux pas.
Alors je sombre, dans le meilleur des cas, j’arrive à gérer ça, à ma manière, je le garde dans mon petit jardin secret, à coté de ces choses que l’on ne dit pas, que l’on a même du mal à se dire à soi, dans le pire, j’essaye d’arrêter de souffrir entre ce que je suis et ce que j’ai le droit d’être.
Ces questions traversent les membres de ce forum, cet endroit où les gens se retrouvent et découvrent qu’ils ne sont pas seuls, pas malades, pas ceci ou cela, ils sont justes des gens, des hommes, des femmes, qui comme tous hétéros, homos, trans, mais avant tout Hommes, Etres Humains, Terriens, qui aiment et veulent être aimés, pour les personnes qu’ils sont, pas pour leur préférence émotionnelle, et ultimement sexuelle.
Biartemis, membre du forum |
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I’am a poor lonesome… |
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La plume du Maître des Bouviers
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Mardi, 09 Mars 2010 09:09 |
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Je dois vous faire un aveu et vous présenter des excuses.
Avant tout je dois vous dire qu’écrire cette chronique n’est pas pour moi un acte de militantisme ; je réserve ce militantisme pour d’autres lieux et pour une cause plus générale puisque je suis membre depuis un moment déjà de la Ligue des Droits de l’Homme et adhérent à un parti politique (je ne vous dirai pas lequel, ça ne vous regarde pas et je n’ai pas à faire de propagande ici), ce qui me prend pas mal de temps et d’efforts. Hélas, l’adorable démon et les Bouviers supportent ces activités. Il m’arrive parfois d’avoir quelques remords de ne pas leur consacrer plus de temps.
Est-ce à dire que je traite la bisexualité (et tout ses aspects) avec désinvolture et légèreté. Non, bien sûr. Autrement je n’aurais pas répondu à l’invitation de Biscuit.
Il m’avait juste semblé que présenter mon point de vue sur ce qui devient le site de référence pour ces « autres » qui ne sont ni strictement hétéros, ni strictement homos, pouvait améliorer cette fichue « visibilité bi »… l’améliorer un tout petit peu. Je puis vous assurer en outre que j’évoque, quand il faut, les droits et les problèmes des LGBT à la Ligue ou en réunion politique, il m’arrive même de me faire traiter de « communautariste » sans que j’arrive à bien comprendre ce que ce terme peut bien signifier ; il y a un conflit de société qui oppose les formes de sexualité, je me fiche de savoir d’où ça vient, ni pourquoi mais ça me déplait. Et comme ça me déplait, j’essaye d’y remédier (entres autres) en écrivant ici. Maladroitement, sans doute ; longuement, surement ; faussement, j’espère que non. Je vous dois donc des excuses parce qu’il m’est arrivé d’écrire « nous » pour présenter mes idées biscornues, c’était une façon de les présenter avec plus de force mais c’était une erreur. Je ne suis le porte-parole de personne, je ne suis le maître à penser de personne et ne souhaite en aucuns cas le devenir, je ne représente personne d’autre que moi et c’est déjà beaucoup. Plus encore, je suis farouchement attaché à mon indépendance d’esprit et je ne supporte pas que l’on vienne me dire quoi faire ou quoi penser et c’est précisément ce que j’ai tenté de faire (involontairement) en écrivant « nous ».
Pardonnez-moi.
Accordez-moi cependant deux circonstances atténuantes : je ne me suis pas inscrit sur le forum (j’imagine que Biscuit n’y aurait vu aucun inconvénient) parce que ma position de chroniqueur apparaissant en première page du site me plaçait déjà très en avant sans que j’intervienne en outre dans vos discussions ; j’accepte les critiques sur « la plume » et je les appelle. Même quand elles sont aussi succinctes que : « …ça me gave… », même si c’est un peu court tout de même. C’est le prix à payer pour le privilège exorbitant que m’a accordé Biscuit : la liberté absolue de dire ce que bon me semble à condition d’y mettre un peu de vie, d’humour et de style… avec, naturellement comme pivot de réflexion la bisexualité.
J’ajoute que j’évite comme la peste de parler de sujets que je ne maitrise pas, pas par pudeur ou par timidité mais parce que je redoute par-dessus tout d’être ridicule en parlant à tord et à travers. C’est pourquoi je parle assez peu des filles, je n’en suis pas une ; je parle assez peu des trans, je n’en suis pas un ou une ; je devrais même éviter de parler des mecs bisexuels parce que, s’y j’en suis un, je ne suis que… moi.
C’est aussi pourquoi je dois vous avouer que je me sens un peu seul sur cette première page de Bisexualité.info, n’y aurait-il pas un autre maître, une autre maîtresse de « quelque chose » pour me tenir compagnie ? Que ceux que ça tente n’hésite donc pas, je peux vous assurer qu’écrire est une saine activité et que la réponse à la question « En serais-je capable ? » est le plus souvent positive comme à été positive la réponse à la question que vous vous posâtes : « Pourrais-je vivre ma sexualité comme elle est ? ». Je ne dis pas que c’est facile, mais c’est exaltant.
Y aura-t-il une « Maîtresse des Siamois », par exemple, pour écrire des chroniques qui seront courtes, percutantes et vives comme les chroniques du « Maître des Bouviers » sont longues, alambiquées et barbantes ?
J’espère.
J’ai été très sérieux l’espace d’une (courte !) intervention. Je vous promets que cela ne se reproduira plus, je vais, pour les chroniques à venir, redevenir le garçon léger, inconsistant et drôle qui charme par sa… « Plume ».
Bi… en à vous.
Le Maître des Bouviers.
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