J'avais déjà pu poster des messages sur ce forum et ça m'avait beaucoup aidé
Je reviens vers vous, car je suis dans une nouvelle situation et j'ai besoin d'en parler.
En 2020, j'ai rencontré une fille et j'ai commencé à me poser des questions sur ma sexualité alors que j'étais en couple hétérosexuel avec un homme. J'ai aussi commencé à faire du vaginisme, puis j'ai plus ou moins mis tout ça sous le tapis jusqu'à 2024 où, là, j'ai "officiellement" ressenti une attraction sexuelle à l'égard de cette amie. Je l'ai annoncé à mon copain, et finalement, on s'est quand même décidé à redonner une chance à notre couple. Mais 10 mois plus tard, j'ai décidé de le quitter car je me sentais de plus en plus dévitalisée dans cette relation hétérosexuelle monogame.
Cela fait donc presque un an que je suis célibataire, je vis seule en appartement. Je ne suis pas du tout "en recherche", et rien que de m'imaginer dans un couple hétérosexuel monogame, ça m'angoisse (je parle de couple hétérosexuel car je rencontre plus d'hommes que de femmes...).
Mais j'ai tout de même fini par faire une rencontre impromptue au mois de mai.
Lors d'une formation, j'ai remarqué un homme (pas du tout mon genre à priori) dès le premier jour de cette formation, et le deuxième jour, j'étais en mode "il faut vraiment que je lui parle". Bref, j'avais une impulsion. Donc, je suis allée lui parler et j'ai trouvé un prétexte pour prendre son numéro. Les jours suivants, je me posais un peu des questions, car je sentais qu'il y avait quelque chose, mais il ne me regardait jamais, ne s'asseyait pas à côté de moi, etc.
Le troisième jour, on parle longuement après la formation, et il parle de "sa copine". Petit coup dans le ventre. Je me dis "mince".
Le lendemain, je l'observe de loin, et je me demande s'il n'est pas bi. Enfin, le dernier jour, on va boire un verre ensemble et il parle du fait qu'il draguerait bien tel type. Mon cerveau s'illumine, et je lui demande : "Excuse-moi de te poser la question, mais t'es bi ?", et il me dit que oui, "complètement". La connexion qu'on avait s'en trouve décuplée car il y a une espèce de sentiment de reconnaissance.
Rétrospectivement, on a parlé de notre rencontre et il m'a avoué qu'en fait, je lui ai tout de suite plu mais qu'il avait trop peur de faire "le lourd".
On se revoit quelques jours plus tard à un café. Je lui demande s'il est en couple libre et il me dit que non, qu'il est dans une relation hétérosexuelle monogame. Il m'explique que ça fait plusieurs mois qu'il se pose la question de savoir si cette relation lui convient vraiment. Que notre rencontre lui fait à nouveau poser des questions.
Il me dit : "C'est une relation qui ne me fait pas souffrir" et qu'en gros, il y reste pour cette raison, car de toute manière, "la perfection n'est pas de ce monde". Il ajoute que c'était pire il y a quelques mois mais que ça s'est un peu arrangé récemment. Il m'explique également qu'il a déjà voulu ouvrir le couple avec sa copine, mais qu'elle s'y est opposée.
Il raconte aussi avoir entamé une thérapie depuis le janvier pour apprendre à bien identifier ses désirs car il a été habitué à répondre aux besoins des autres, et que par exemple, il a accepté des projets avec sa copine alors qu'il n'en voulait pas vraiment (emménagement, chercher à faire un enfant, etc.).
On convient de continuer à se voir pour apprendre à se connaître, mais "comme des potes". J'y ai cru, mais évidemment, au deuxième rendez-vous, nous n'avons pas pu résister à nous embrasser.
On a énormément échangé par texto, et jusqu'à présent on s'est vus une fois par semaine.
Nous souhaitons le même type de relation : une relation de couple mais plus libre, avec la possibilité de voir ailleurs. Moi qui avais du vaginisme depuis 6 ans, eh bien, tout a disparu. Nous avons beaucoup parlé de nos désirs, mais aussi beaucoup de nos fantasmes et nous nous sommes trouvés sur la même longueur d'onde. Nous avons beaucoup de fantasmes communs. C'est assez formidable. C'est la première fois pour moi et pour lui aussi.
Mais ce qui le retient dans sa relation est la peur de décevoir et de faire souffrir sa copine, ça le paralyse, et en même temps, il me dit vouloir "enfin se fabriquer la vie qu'il souhaite". Il a déjà fait un pas en disant qu'il ne voulait plus faire d'enfant avec sa copine. Je pensais que ça débloquerait des choses, mais celle-ci a repoussé la conversation en disant qu'ils en reparleraient à la rentrée... Ce que je trouve bizarre. Donc pour le moment, il y a une forme de pause dans le processus (d'autant plus que sa psy est en vacances pour le moment).
On devait se voir jeudi, mais il est tombé malade. On n'a peu échangé ces derniers jours, ce qui m'a permis de réfléchir à toute cette situation.
On se plaît beaucoup, mais je me dis qu'il n'est pas possible de construire une relation sur ces bases. Je ne sais donc pas trop comment me positionner...
Quelle serait la position "idéale" à avoir ? Je me dis qu'il faut qu'on prenne un peu des distances, car son choix ne doit pas être guidé par "quitter quelqu'un pour une autre personne", mais "quitter quelqu'un car ça ne lui convient plus", mais en même temps je n'ai pas envie de couper radicalement le contact avec lui. Pour moi, ça reste une belle rencontre, etc. Et en même temps, on ne peut pas continuer au rythme tel qu'il est. On agit comme un couple qui débute...
Merci de m'avoir lue et pour vos réponses

