maman est bi...mais personne ne le sait

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Re: maman est bi...mais personne ne le sait

Message par Blue » il y a 2 ans

Comme on dit, ce n'est pas parce qu'on est au régime qu'on n'a pas le droit de regarder le menu !

Donc on peut bien penser à qui on veut, y compris quand on fait l'amour. Manquerait plus qu'on police nos pensées et nos fantasmes !

Du côté identité, ça dépend de comment on le sent. Moi j'apprécie de ne pas être considérée comme forcément hétéro par défaut. Evidemment je ne balance pas "coucou je suis bisexuelle" de but en blanc.

La nuance peut être apportée de plein de façons. Si des discussions trop hétéro-centrées ont lieu, on peut rappeler douvement "vous savez, tout le monde n'est pas hétéro" ; quand on discute des enfants, on peut dire par exemple "ralala il grandit trop vite, je n'ai pas hâte de le voir arriver avec sa première copine ou son premier copain" ; "tu fais quoi ce week-end ?" "je vais à la pride, on va rigoler :fete: "

Rien que ça, ça marque une différence, qui sera perçue en surface comme du progressisme, mais... celles et ceux qui savent, reconnaitront :lol:

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dannan
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Re: maman est bi...mais personne ne le sait

Message par dannan » il y a 2 ans

le coup de la pride est pas mal..jpense que jsuis un peu coincée mdr..je dis jamais rien j'ai parait il un parapluie de coincé

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Re: maman est bi...mais personne ne le sait

Message par Griselda » il y a 2 ans

Bonjour,

Cela fait longtemps que je n'ai pas posté par ici, même si je suis les conversations avec beaucoup d'intérêt et d'empathie.
Je me retrouve vraiment dans ce que vous dites, les un.e.s et les autres. Je suis tout à fait d'accord avec Blue : un pas essentiel dans le processus que tu sembles être en train de vivre, Dannan, comme je l'ai vécu moi-même, est, je pense, de commencer par suggérer que tout le monde ne peut se couler dans le moule hétéro. Sans faire nécessairement des comings-out sonnants et trébuchants, simplement en refusant de se taire à chaque fois qu'une conversation reconduit cette norme, l'air de rien ; en ouvrant une brèche pour faire exister la bisexualité aux yeux des gens, des ami.e.s, de la famille, des enfants, chaque fois que le sujet est abordé. Cela peut se faire sans parler de toi, juste en rectifiant des jugements formulés "le plus naturellement du monde" par les gens qui sont en conversation avec toi, et cela arrivé très souvent, même chez les gens les plus "ouverts". C'est un peu comme le fait de féminiser les noms et de pratiquer l'écriture inclusive : le fait de féminiser dès que nécessaire m'a affichée comme "féministe" auprès de bien des gens, sans même que j'aie à partir dans des diatribes féministes (car je sais faire aussi ;). Je fais finalement comme les hommes et les hétéros : je pose ma "norme" à moi, comme ça, hop, l'air de rien.
Et, l'air de rien, à force de commentaires de ma part et de petits confidences, auprès des gens dont je me sens plus proche, eh bien, je crois qu'à peu près tout mon entourage sait que je suis bi. Ou du moins que j'ai déjà aimé une femme. Ou que je trouve normal d'aimer les femmes et les hommes.
Il faut préciser que mon conjoint le sait depuis que nous sommes ensemble (20 ans) car je lui avais dit dès notre rencontre que j'avais été en couple avec une femme avant lui. Mais auparavant, je n'avais jamais dit à notre entourage que j'étais bi. J'ai commencé à le faire quand je me suis mise à ressentir l'envie de rencontrer à nouveau une femme, il y a quelques années de cela. Même si je n'ai encore rien concrétisé à ce jour, j'ai souvent des coups de coeur pour des femmes : j'en parle à mon compagnon en dédramatisant, mais en étant claire sur le fait que j'ai envie de faire l'amour avec une femme à nouveau. Il ne le prend ni bien ni mal, il accepte, je crois d'autant plus facilement qu'il ne s'est encore rien passé, il faut bien le dire...
Si je tombais amoureuse d'une femme, il est évident qu'il serait très jaloux et malheureux. C'est peut-être aussi ce qui me bloque avec les femmes, même si j'en ai très envie. Je ne sais pas. Je crois tout de même qu'en vieillissant, après des années de couple hétérosexuel monogame, je réalise comme le disait Ti Proust que cela ne me correspond plus, même si je constate avec tristesse que ce n'est pas du tout le cas de mon compagnon qui aime cette vie d'hétéro monogame exclusif (voire jaloux...)

Bref, pour terminer, je rebondirais sur ton titre, qui m'interpelle : "maman est bi"... C'est en effet une formule choc qui condense ce qui doit t'effrayer, comme si ces deux termes étaient inconciliables, impossibles à faire coexister. Pourtant, il semble que nous soyons assez nombreuses dans ce cas. Et finalement, peu importe combien nous sommes : nous sommes. Donc ce n'est pas inconciliable. Ce qui peut nous aider à exister dans les yeux des autres, je pense, c'est justement de nous montrer telles que nous sommes : il n'y a rien d'effrayant à cela, bien au contraire, c'est vraiment un soulagement de pouvoir le dire.
J'en suis actuellement à l'étape où j'envisage de dire à ma fille (qui vient d'avoir 15 ans et qui sait très bien qu'on peut être bisexuel.le, voire parent et bisexuel.le) que c'est mon cas à moi. Je pense que ça va me prendre un peu de temps encore, mais je n'en suis plus si loin. Cela me semble tout aussi important que de pouvoir me donner la liberté de renouer pleinement avec mes envies féminines, et tout aussi vital que de lui parler de mes lectures, ou de mes opinions politiques... C'est vital pour moi, et pour elle - pour qu'elle se construise comme elle l'entend, et se situe à la distance qu'elle souhaite à la fois de la "norme" et du modèle parental (enfin, des modèles parentaux, puisque nous sommes différents, vraiment !)

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Re: maman est bi...mais personne ne le sait

Message par dannan » il y a 2 ans

oui ..en mettant ce titre au début je n'ai pas réalisé mais après avoir discuté ici je me rends compte que oui ce qui m'effraie ce n'est pas d'être attirée fortement par les femmes mais plutôt la peur du jugement de m9n mari..et plus profondément je me rends compte qu'en fait c'est surtout de ne pas être ce qu'on attends de moi et je crois que même sans le crier sur les toits le distiller doucement est une bonne solution..et il est temps pour moi d'accepter qui je suis et non pas ce que je semble être.
C'est bien d'en parler avec les enfants quand ils sont grands.Ma fille aînée a 17 ans et elle a fait son coming out il y a 2 ans .elle avait tres peur de ma réaction .Finalement je lui ai dit peu importe qui tu aimes du moment que c'est dans le respect de soi de l'autre et dans ma confiance.si tu es avec une fille que tu aimes et que vous êtes heureuse..c'est super et le jour ou ce sera serieux tu l'ameneras pour manger a midi .elle etait surprise et on a pas trop reparlé.je sais quand elle a un coup de coeur quand elle est triste .
Les enfants et les parents ont besoin je crois d'un mien d'honnêteté et de franchise..C'est bien d'en parler

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Re: maman est bi...mais personne ne le sait

Message par Griselda » il y a 2 ans

Donc pour tes enfants, au moins pour une, ce sera sans doute un soulagement aussi. Je sais qu'à son âge - ou un peu plus vieille - je n'ai pas fait mon coming-out auprès de mes parents car j'avais peur du jugement de mes parents, comme toi de ton mari, alors qu'ils étaient - et sont toujours - très ouverts. Mais exactement comme tu dis, j'avais peur de ne pas être ce qu'ils attendaient de moi, ce qu'ils étaient, eux.
Pour ta fille, cela peut être un soulagement aussi : elle n'a pas le même parcours que toi, ni la même expérience, mais il peut être rassurant qu'elle sente qu'il y a peut-être plus de proximité que ce qu'elle peut penser et que vous pouvez partager des choses en commun. Même si vous n'en parlez pas plus, car après tout, il s'agit de votre intimité à toutes deux, c'est un lien qui compte.

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Re: maman est bi...mais personne ne le sait

Message par dannan » il y a 2 ans

oui...peut être.Tu as sûrement raison sans entee dans les details lui faire comprendre que nous avons des choses en commun et plus qu'elle ne le croit peut l'aider.

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Re: maman est bi...mais personne ne le sait

Message par Shaden » il y a 2 ans

Ça pourrait l'aider mais surtout, ça pourrait t'aider aussi ! Elle est suffisamment grande pour comprendre et, de toute façon, elle a déjà fait son coming-out depuis longtemps. Qui sait... elle pourrait te dire des choses pertinentes si tu lui racontais ton histoire, notamment ton "expérience du silence" qui commence à te peser trop lourdement sur les épaules. Ça pourrait vous rapprocher davantage, elle comprendrait sûrement plus de choses à ton égard et peut-être que chez toi, ça briserait ce mur que tu as construit entre toi et les autres. Un début. Un secret entre elle et toi, jusqu'à ce que tu parviennes à en faire plus au quotidien. :)

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Re: maman est bi...mais personne ne le sait

Message par TiProust » il y a 2 ans

hello :)
pour "rebondir" sur les échanges précédents, et préciser un peu ma pensée (à partir de ce qui n'est que mon expérience personnelle), la perception de sa bi/homo sexualité (entre autres) est un processus qui peut être entravé/retardé pour plein de raisons, jusque pendant sa vie adulte.
Plein de raisons à ça : contexte personnel, familial, tabous, peurs ou, parfois, caractère qui pousse à éviter les sujets plutôt que de les affronter.
Nous sommes nombreux à avoir pu constater que l'installation dans une vie soi-disant "normale" (couple hétéro, enfants) n'est en rien une garantie que la question va se règler toute seule.
Il y a même, selon moi, des raisons de penser l'inverse.
Quand on réalise, plus ou moins tardivement, on se sent un peu pris au piège, parce que nous sommes conditionnés par la notion d'engagement, de "contrat".
Vers 17/18 ans, (pour moi, dans les années 80), ma perception d'un désir homosexuel (pas forcément dominant à l'époque) était claire. Mais, pour moi, inavouable dans mon contexte familial.
Stratégie de fuite / enfouissement, en disant "oh, ça va bien passer c'est juste une idée que je me fais". Mariage, enfants.
Vers 30 ans : retour de l'élastique dans la figure.
Peur d'en parler à la principale intéressée (ma femme)
Ré-enfouissement pendant 10 ans, jusqu'à ce que ça me devienne insupportable et que je lui en parle.
Pour les enfants, je suis plus partagé : j'estime que la sexualité des parents ne regarde pas les enfants et réciproquement. Sauf si l'un a envie d'en parler, mais c'est compliqué et envahissant (peut-être?).
Mais le / la conjointe, je crois que c'est indispensable. Douloureux, difficile, effrayant, tout ce qu'on veut.
Pas facile d'annoncer un soir à sa tendre "j'aime les hommes"... Et c'est pareil qu'on soit homme ou femme.
C'est aussi une épreuve de vérité par rapport à la personne dont on partage l'existence : est-ce que ça va être un drame, un rejet, une condamnation? Ou une compréhension? Ou une réaction d'amour?
On vaut savoir et on a peur de la réponse...

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Re: maman est bi...mais personne ne le sait

Message par dannan » il y a 2 ans

glisser a tout hasard a ma fille meu non t'es pas toute seule à reluquer scarletf joahnsson..de la à parler de mon expérience ou plutôt inexpérience..je n'ai pour l'instant pu parler qu'ici et a une amie tout a l'heure mais c'est un peu de la triche elle est bi...
Oui je pense en parler à mon mari parce que j'ai l'impression de lui mentir et je préférerais à sa place qu'il me parle.
J'ai peur de sa reaction mais je me dit que si il m'aime il comprendra..et si il ne veux plus de moi ce sera douloureux mais moins que de tricher.
Il a le droit de savoir avec qui il vit tpit comme moi j'ai le droit de ressentir de l'attitance pour les femmes aussi.
Et ce que tu dit tiproust ça me rappelle trop quand j'étais ado et que j'était un peu amoureuse d'une copine je me disais que ça passerai et puis après on s'enferme dans une normalité qui nous correspondait pas.
je préfère etre honnête et lui parler

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Re: maman est bi...mais personne ne le sait

Message par Geko » il y a 2 ans

Bonjour,
Je suis un homme, j'ai vécu à peu près ce que tu décris, au masculin.
Je pense que cela m'a affecté au point de passer par un état dépressif il y a très peu.
L'impossibilité, l'impossibilité de vivre ouvertement ma bisexualité, l'impossibilité de dire, l'impossibilité absolue de dire à ma chérie, l'équation sans solution quoi, et tout simplement un désir homosexuel débouchant sur un manque, assouvissable mais pas assez et surtout pas dans d'assez bonnes conditions (je veux dire j'aurais aimé une ou des rencontres, plus de partages, ce qui est hors de quesion).
Tout cela pour dire que dans ma vision d'homme, qui s'accomode peut être un peu facilement des conditions extérieures et de la morale (toute morale étant relative), il a fallu faire des choix.

Par exemple, dire ou ne pas dire. Ne pas dire n'est pas satisfaisant. Pour moi, et pour elle puisque je ne lui laisse même pas le droit de savoir. Cependant briser mon couple auquel je tiens aurais été bien pire. Donc pour le moment dire me semblerait bien plus néfaste que de ne pas dire et donc je m'en accommode. Les choses pourront évoluer et évoluerons. Puis si je ne dis pas tout, il y a belle lurette que mes attirances sont cernées. On peut donc ne pas dire, on verra plus tard.

Si tu étais attirée par une femme aux beaux yeux verts châstement en tout bien tout honneur, je ne vois pas en quoi ce ne serait pas avouable. Il semblerait donc que tout bien tout honneur soit relatif aussi. Là peut être une différence entre les hommes et les femmes, les hommes en général tergiversent peu avant de passer à l'acte (mon impression). Mais là aussi, je vais te paraître léger mais zut on ne vit qu'une fois pourquoi ne pas tester ton homosexualité réellement. Fais toi plaisir. Y'a pas de peur à avoir, on aime pas moins après avoir testé une chose aussi importante. Moi j'aime plus en fait.
Là dessus on pourrait essayer des développment psychologique, peut être je me sens plus complet ... En tout cas je me sens plus heureux, ça c'est sur.
Donc entre vivre avec ce fantasme et tromper un tout petit peu ... je trompe. Si c'était possible de ne pas tromper, j'éviterais, mais c'est impossible.
Et imagine que finalement tu n'apprécies pas ... au moins un problème de rêglè.
Ma chérie est une femme, je veux vivre des relations homosexuelles, donc avec des hommes, par définition elle ne peux satisfaire ce désir. Je n'ai guère l'impression de la tromper vraiment. Je l'aime davantage. Pour rien au monde après avoir découvert cette facette je ne ferais marche arrière ou regretterais. Il eut été dommage de ne pas.
On parle plus haut de tromper hétérosexuel ou tromper homosexuel. Et bien pour moi ce n'est pas du tout la même aventure. Tromper hétérosexuel est un bon moment sensuel et sexuel éventuellement, tromper homosexuel est toute une aventure, un pan de vie, une autre facette révélée (non réalisable au sein d'un couple hétérosexuel), je suis assez enthousiaste mais c'est whaouhhhh.
Tout cela est assez épicurien, mais c'est important aussi.
Dsl de ce roman, c'était pour dire que dire, pas dire, tromper, pas tromper, c'est relatif. La vie est courte.

Je pense que tu ne devrai absolument pas imiscer ton rôle de maman dans cela. Il s'agit de ta situation, tes aspirations, ta réalisation. Les enfants sont formidables souvent mais la vie romantique et sensuelle des parents ne les concerne pas directement.

Bye, good luck
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Re: maman est bi...mais personne ne le sait

Message par dannan » il y a 2 ans

wouah....je ne dirais que ouaaaa...et oui c'est un point de vue à considérer.est ce que d'avoir une aventure avec une femme me fixerait?est ce que c'est trompé selon toi non...et tu as l'air epanoui ça donne envie de suivre ton exemple.en tout cas je le met dans un coin de ma tête parce que bon en tout bien tout honneur...c'est mignon mais c'est pas forcément toujours ce à quoi je pense...

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Re: maman est bi...mais personne ne le sait

Message par Shaden » il y a 2 ans

Geko, je comprends ton point de vue et je ne juge aucunement ton choix (c'est important de le préciser par rapport à ce que je vais dire). Mais je ne suis tout simplement pas d'accord avec toi.

En cachant ta bisexualité à ta femme, préférant ainsi la tromper (et ce, dans tous les sens du terme), tu ne lui laisses pas non plus le choix.

Oui, avoir une ou plusieurs aventures avec une autre personne en le cachant à sa conjointe/son conjoint, c'est tromper. Peu importe le sexe. Peu importe qu'il s'agisse d'assouvir un désir inavouable. S'il y a bien une chose que je ne comprends pas dans un tel discours, c'est le fait de minimiser les choses et - surtout - de minimiser un sexe à part entière. Comme si en tant qu'homme, les autres hommes avaient moins d'importance que les autres femmes. Comme si en tant que femme, les autres femmes avaient une importance moindre par rapport aux autres hommes.

Peu importe le sexe de la personne avec qui l'on va coucher - en secret, en cachette ou non -, à partir du moment où le sexe rentre en jeu, il y a rapport sexuel.

Et non seulement c'est tromper sexuellement sa femme/son mari si cela se fait dans leur dos. Mais en plus, c'est les tromper sur soi. Leur cacher la vérité, leur cacher la véritable personne avec qui ils partagent leur vie, en qui ils ont confiance ou s'efforcent d'avoir confiance. C'est tromper, dans tous les sens du terme.

Ton message me fait l'écho d'un autre débat similaire sur la question, questions que j'ai vraiment entendu et lu : "est-ce que s'il n'y a pas pénétration, c'est tromper ?"
Oh, deux femmes ensemble c'est moins grave si elles se font plaisir mutuellement sans pénétration ? Ah bon ? Ce serait plus grave si elle se faisait pénétrer par un autre homme ? Parce qu'il rentrerait dedans ? Là, ce serait tromper totalement ?
Ou alors deux hommes ensemble en plein ébat sexuel avec pénétration, c'est pire ? Et s'ils ne font que se donner du plaisir par la fellation par exemple, ça passe ? C'est moins grave ?

Non, pour moi, c'est pareil.
À partir du moment où il y a du sexe, il y a du sexe. Tout simplement.

Et cela d'autant plus si le "contrat invisible" du couple initial est basé sur la monogamie, la fidélité, l'exclusivité... appelez ça comme vous voulez. Mais si vous savez que c'est sur ce type de schéma que fonctionne votre couple, s'il n'y a jamais eu accord entre vous pour que ça se passe autrement, alors aller voir ailleurs c'est tout simplement trahir. Trahir la personne qui croit en vous, qui vous regarde d'une certaine manière, qui croit vous connaître et qui, un jour, finira forcément par tomber de haut. D'une façon ou d'une autre.

Alors attention, je ne dis pas que c'est facile. Moi-même ça m'a traversé l'esprit. Moi aussi je me suis posé toutes ces questions. Moi aussi je me suis dit que la vie est courte, que notre vie nous appartient, qu'après tout ce n'est que du sexe et que ce n'est pas grave, que nous ne sommes la propriété de personne. Mais ça, c'est mettre un voile sur celle qui partage notre vie. Que nous aimons profondément pourtant, qui nous aime également, qui croit en nous. Tout comme on croit en elle.

Je sais que si je venais à merder un jour, je m'en voudrais. Parce que j'aurais trahi cette confiance, cet amour. J'ai du mal à comprendre comment on peut juste se dire "ce n'est pas grave, ça n'a pas d'importance comparé à tout l'amour que je lui porte et plus encore à chaque fois"...

Et ça, Geko, sache que je l'ai aussi entendu de la bouche d'un hétéro qui trompe sa femme régulièrement depuis de très longues années maintenant (depuis le début ?). Ce sont des soixantenaires qui partagent leur vie depuis bien plus de 30 ans maintenant. Elle ne sait rien, elle n'a jamais rien su, il estime qu'elle n'a pas à savoir. Que c'est son jardin secret à lui. Qu'il y a plusieurs amours, l'amour charnel et l'amour du cœur. Que même s'il couche avec d'autres femmes, il aime (de cœur) la sienne et seulement la sienne. Qu'il ferait absolument tout pour elle. Qu'au quotidien, il la rend heureuse et fait déjà tout ce qu'il y a de bien pour elle (c'est vrai, c'est un amour avec elle). Il m'a dit "c'est quoi le plus important ? Être heureux et la rendre heureuse tous les jours de ma vie jusqu'à ma mort, ou être plus malheureux et la rendre ainsi plus malheureuse aussi ?".

C'est un sujet complexe, je suis tout à fait capable de comprendre cette façon de voir les choses. D'ailleurs, je la comprends. Mais je ne la conçois pas. Et ça, c'est mon avis, ma vision des choses. Je ne cherche pas à juger ici, juste à discuter, échanger, exposer moi aussi mon point de vue là-dessus.

Car pour moi, il y a aussi une notion importante dans tout ça : le respect de l'autre.
En agissant ainsi, on le met de côté, on lui manque de respect tout simplement parce qu'il/elle ne s'attend pas à ça au départ. Et s'ils faisaient la même chose, comment on réagirait ? Moi, ce que je penserais certainement ? : "tu n'as même pas été foutu de me faire suffisamment confiance pour m'en parler. Tu m'as traité comme un enfant. Tu ne m'as pas traité d'égal à égal, pourquoi ? "

Et donc à la question "s'ils faisaient la même chose ?", vous pouvez bien me répondre "hé bien, qu'ils en fassent autant !". Mais dans ce cas, pourquoi ne pas en discuter ? Pourquoi ne pas être clair à ce sujet ? Pourquoi ne pas leur dire "écoute, j'ai besoin de vivre des instants qui m'appartiennent et j'aimerais que nous n'en parlions pas. Je souhaite que tu en fasses autant si tu le désires, car tout comme moi tu y as droit et que, si un jour tu en as envie, alors sache que ça ne me dérange pas. Mais n'en parlons pas, nous n'avons pas besoin de nous le dire. Et chaque soir, je serai ici avec toi. Car tu es la seule/le seul."

Trouver un terrain d'entente, autant que faire se peut.
Et prendre le risque. Oui, le risque que cela ne plaise absolument pas. Que cela ne soit pas accepté. Que la personne que l'on aime à en crever refuse catégoriquement de faire ça, voire nous quitte car tout simplement, ce n'est pas ce qu'elle désire elle ! Et qu'elle est tout autant en droit de s'exprimer, d'avoir sa vision des choses et de vouloir la partager, la vivre telle quelle, vouloir un type de vie qui lui ressemble ou qui lui fait du bien. Car c'est un individu à part entière, qui existe, que l'on est censés aimer, non ?

Alors oui, ça peut être catastrophique. Mais ça peut être bénéfique. Si l'autre vous aime autant que vous l'aimez, qui dit qu'il ne se posera pas des questions dans son coin ? Qui dit que sa vision des choses ne va pas évoluer voire se mêler à la vôtre ? Qui dit que, si ça trouve ça l'enchante tout à fait. Ou que "OK, ayons chacun des partenaires si cela nous chante sans que l'on se le dise car nous sommes libres et notre vie nous appartient. Mais nous continuerons de la partager ensemble et ça doit rester ainsi, car nous nous aimons, personne d'autre ne doit détruire ça". Qui dit qu'après un refus catégorique, une énorme crise, une rupture brutale, votre moitié ne reviendra pas vers vous pour discuter, pour voir à ça ? Parce qu'elle vous aime tout autant que vous l'aimez. Parce que vivre loin l'un de l'autre est difficile. Et que malgré tout, vous avez osé en parler, lui faire confiance et surtout... surtout, vous l'avez considéré à 100%.

Mais oui, oui c'est possible que tout soit terminé, que le point de non retour soit atteint définitivement après coup...
Alors dans ce cas, est-ce que ça vaut vraiment la peine de partager cette vie et cet amour de cette façon ? N'est-ce pas vain d'avance, finalement ?

Bref...
Je tiens vraiment à préciser que je ne juge absolument pas. Qu'il n'y a aucune insulte quelconque. Ça me tenait juste très à cœur de réagir. Et pour le vivre aussi du côté remise en question, je sais à quel point c'est difficile de se les poser.

Mais oui, oui. On a effectivement un choix à faire.
Le choix de sous-estimer/minimiser l'autre et les autres, ou de tous les considérer/de les traiter avec dignité.

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Re: maman est bi...mais personne ne le sait

Message par Geko » il y a 2 ans

Bjr Shaden,
Cela va peut être te surprendre mais je ne suis pas en désaccord avec toi.
Cela a été pas mal discuté ici ... Disons pour faire court qu'en ce qui me concerne je ne peux ni ne veux faire maintenant autrement, je m'accommode
Je minimise parce que cela m'arrange, oui sans doute. Aussi je prends ce qu'il y a de bon. Petits arrangements, mea culpa ...
Et j'ai écris plus haut que ces petits arrangements m'ont posé problème, assez récemment je ne m'en sortais pas.

Cela étant, je persiste, et cela est pour moi une dimension très importante, je vois une très grande différence entre tromper avec une femme et tromper avec un homme.

Tromper avec une femme, j'évite, "contrat", "lien", "fidélité", whatever ... Disons que ce ne serait jamais désagréable mais c'est facilement évitable et je n'y trouve aucune justification (pour être honnête les femmes m'envoutent et m'attirent généralement bien davantage que les hommes mais je respecte le "contrat" qui me lie à celle que j'aime).

Tromper avec un homme, j'insite, en ce qui me concerne, c'est une autre facette, un autre pan de vie, un autre moi. Je l'ai fait et le fais en secret (oui tu as raison, c'est pas top et je préfèrerais faire autrement), mais je ne regretterai jamias ni ne pourrai faire marche arrière je pense. J'espace, je temporise, mais c'est là. Et je ne parle pas que de cul, j'aimerais une amitié-amour-plaisir. J'en fais peut être un peu trop mais pour moi c'est une autre vie qui a démarré, bien au delà de mes petits arrangements.

Chacun s'arrange avec son mode de vie, son boulot, ses impôts, ses désirs, ses lachetés, ses possibilités, ses engagements, ses arrangements et ses semaines de vacances...

Et pour quelqu'un en telle difficulté face à des pulsions homos, je dirais "essaie d'abord, goûte, savoure, au moins tu seras fixé(e) sur ce point".

Bye bonne journée.
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Re: maman est bi...mais personne ne le sait

Message par TiProust » il y a 2 ans

Shaden a écrit :...

Peu importe le sexe de la personne avec qui l'on va coucher - en secret, en cachette ou non -, à partir du moment où le sexe rentre en jeu, il y a rapport sexuel.

Et non seulement c'est tromper sexuellement sa femme/son mari si cela se fait dans leur dos. Mais en plus, c'est les tromper sur soi. Leur cacher la vérité, leur cacher la véritable personne avec qui ils partagent leur vie, en qui ils ont confiance ou s'efforcent d'avoir confiance. C'est tromper, dans tous les sens du terme.

Ton message me fait l'écho d'un autre débat similaire sur la question, questions que j'ai vraiment entendu et lu : "est-ce que s'il n'y a pas pénétration, c'est tromper ?"
Oh, deux femmes ensemble c'est moins grave si elles se font plaisir mutuellement sans pénétration ? Ah bon ? Ce serait plus grave si elle se faisait pénétrer par un autre homme ? Parce qu'il rentrerait dedans ? Là, ce serait tromper totalement ?
Ou alors deux hommes ensemble en plein ébat sexuel avec pénétration, c'est pire ? Et s'ils ne font que se donner du plaisir par la fellation par exemple, ça passe ? C'est moins grave ?

Non, pour moi, c'est pareil.
À partir du moment où il y a du sexe, il y a du sexe. Tout simplement.

...
bonsoir :)
débat passionné et important. Je pense comme toi que le sexe de la personne ne fait rien à l'affaire, non plus que les "modalités" du rapport sexuel (des caresses sensuelles/sexuelles jusqu'à ... la penetracionne comme disait V. Abril dans Gazon Maudit). Je pense également qu'il vaut mieux (mais j'essaie aussi de comprendre que ça n'est pas simple pour tout le monde) parler avec la personne qui partage sa vie. Mais pour avoir échangé plusieurs fois sur ce forum avec certains ou certaines, il y a aussi des cas où la discussion n'est même pas possible par principe : le désir bi ou homosexuel étant rejeté, qu'il ait été "matérialisé" ou pas. Le rejet peut aussi porter simplement sur le "passé" (j'ai souvenir d'un échange avec quelqu'un du forum qui me parlait de la réaction violente de son compagnon quand elle évoquait ses expériences antérieures avec des filles par exemple).

Ca n'est pas une absolution, mais certaines situations sont aussi une source de souffrance qui est difficilement compréhensible par la moitié que se sent "mono-orientée" (j'invente le concept au passage :twisted: )

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Shaden
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Re: maman est bi...mais personne ne le sait

Message par Shaden » il y a 2 ans

Bonsoir TiProust,

Je comprends tout à fait que l'on risque tous de se prendre un mur et que, malheureusement, certaines personnes seront confrontées à de mauvaises réactions. Mais justement, comme je le demandais dans mon poste précédent : dans ces cas-là, est-ce que ça vaut vraiment la peine de partager sa vie avec ce type de personne ? Est-ce que la relation n'est pas vaine d'avance ?

Quand tout repose sur un mensonge ou des cachotteries, ça donne une relation instable qui peut s'effondrer à tout moment.

Alors oui on peut être très amoureux, ne pas avoir envie de perdre l'autre (que ce soit par amour, par habitude, pour les enfants etc.), mais je crois sincèrement que si l'autre n'est pas capable d'entendre quoi que ce soit, même juste de discuter (sans accepter pour autant), au risque même d'être violent... alors la relation n'est pas bonne. Ça n'en vaut pas la peine. Si cette personne rejette juste le fait d'en parler, qu'elle n'accepte pas non plus notre passé (ça c'est balaise), que la discussion est morte d'avance... alors celui ou celle avec qui on vit ne nous aime pas pour ce que l'on est ; elle n'aime que ce qu'elle veut que l'on soit. Est-ce vraiment aimer, ça ?

Bien sûr, je ne dis pas que par amour l'autre doit accepter. Non. Mais que dans une relation saine, il y a cette notion de confiance et de respect à avoir. Si l'autre est catégorique et refuse (ce qui est tout à fait compréhensible), mais qu'il est capable d'entendre, d'écouter et d'en discuter, alors pas de problème car au moins les choses sont claires et ont été discutées. Par contre, s'il devient violent que ce soit dans ses actes ou ses paroles, et que le dialogue est tout bonnement impossible... franchement, est-ce que ça vaut le coup d'être avec quelqu'un comme ça ? Vaut mieux être dans le faux, vraiment ?

Personnellement, j'ai pris le risque d'en parler à mon conjoint.
J'avais peur. Peur qu'il le prenne mal, peur qu'il soit inquiet, peur de lui faire du mal. Il n'a pas compris tout de suite, m'a demandé pourquoi je ne lui en avais pas parlé plus tôt car ça faisait déjà 8 ans que nous étions ensemble. Je lui ai expliqué. Qu'au début je n'y pensais tout simplement pas, que j'avais fait abstraction de ça et que je n'avais pas accepté moi-même d'être bisexuelle. Alors forcément, je n'aurais pas pu lui en parler. Nous en avons donc discuté un peu, il a compris, j'ai dû le rassurer et aujourd'hui encore, je fais en sorte de ne pas l'inquiéter, qu'il ne croit pas que je vais le plaquer pour une femme du jour au lendemain. Je lui ai expliqué que j'étais très amoureuse de lui, qu'en tant qu'homme il me comblait totalement, mais qu'il ne pouvait évidemment pas remplacer une femme. Chose qu'il comprend, car il n'y a rien de plus logique.

Maintenant, me concernant ça ne change pas ma façon de fonctionner... je n'ai jamais fait quoi que ce soit sans sentiment. J'ai bien sûr déjà été attirée par d'autres hommes, physiquement, ainsi que par des femmes, mais à chaque fois ce fut très bref. Comme une envie passagère, très simple à mettre de côté. Une futilité qu'on oublie vite (je suis même incapable de dire par qui & quand). Par contre, si je suis un jour très attirée par quelqu'un, ce sera sur tous les plans... et d'abord affectifs. Alors, qu'il s'agisse d'un homme ou d'une femme, le problème sera exactement le même : des sentiments.

Et là-dessus, il faut faire très attention. Car parfois on peut croire que nous tombons amoureux, alors que ce n'est pas le cas.
Ne jamais se précipiter (sauf si on est célibataire car là, y a rien à perdre et tout à gagner :D), bien analyser les choses... prendre son temps. Si ça nous pèse, en parler (ce forum est très bien pour ça, on peut y faire de très belles rencontres...). Et essayer de le faire comprendre à notre conjoint(e). Chose que j'ai fait, sans rentrer dans les détails car je n'étais moi-même sûre de rien. Je commençais à chercher un moyen de lui dire, de lui expliquer clairement. Je sais que durant ces longs mois, je lui parlais d'elle (celle qui m'attirait comme un aimant) et, je lui avais fait comprendre à lui qu'elle ne me laissait pas indifférente. À un certain stade, j'étais même capable de tourner ça à la dérision avec lui. Chose qui, évidemment, ne le rassurait pas. Et même s'il ne me disait trop rien, il me faisait comprendre que ça l'inquiétait et qu'il n'avait pas spécialement envie que quelque chose arrive entre elle et moi. Pourtant... il m'a aussi dit un jour que, peut-être, il me laisserait faire, juste avec une femme. Mais qu'il ne savait pas vraiment, en serait-il capable ?

Résultat des courses : non je ne l'aimais pas elle. J'ai ressenti quelque chose, elle devait en jouer pour se sentir aimer (à savoir qu'elle ne supporte pas d'être mal-aimée et voudrait que tout le monde l'apprécie... au moins). Il n'y avait rien de clair, beaucoup trop d'ambiguïtés, c'était devenu toxique pour moi, me faisait souffrir plus qu'autre chose. Preuve en elle-même que ça ne tournait pas rond.

Donc bien faire gaffe... et savoir ce que l'on veut.


Sinon le terme "mono-orienté" est vraiment bien trouvé, va falloir le reprendre. :cheesy:

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