Dans le brouillard

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alix le_Martien
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Dans le brouillard

Message par alix le_Martien » il y a 8 mois

Bonjour à tous

Je suis nouveau sur le forum mais je lis vos divers témoignages depuis près de 6 ans. Je me pose des questions sur ma sexualité depuis l'âge de 15 ans mais ce questionnement s'est accéléré depuis le confinement, période propice à l'introspection vous l'aurez compris :mrgreen: . Je tiens toutefois à préciser que j'ai cheminé durant toutes ces années dans le sens où désormais j'accepte depuis peu mes fantasmes homos mais je n'arrive pas à mettre de mots sur ma sexualité. J'aime quand les choses sont cadrées et claires mais à travers les témoignages que j'ai pu lire et le mien, si il y a bien un domaine où rien n'est gravé dans le marbre c'est bien celui de la sexualité ( en tout cas pour certaines personnes).


Au jour d'aujourd'hui si il fallait que je me colle une étiquette, je dirais que je suis bi. Toutefois, je ne sais pas pourquoi mais je crains d'être un gay refoulé. Et quand j'essaie de mettre fin à mes questionnements et de me dire : " Bon tu es gay à 100% et assume maintenant", j'ai également l'impression que ça ne colle pas tout à fait non plus. Bref la pression sociale fait qu'une personne qui doute accordera peut-être plus (trop?) d'importance à sa part "homo" qui lui fera peut-être peur ( à tort) qu'à sa part " hétéro " qu'elle minimisera, voire même décrédibilisera . Pour cela merci le forum de déconstruire les stéréotypes :) .


1) Ma partie homo:

Mes premières attirances homosexuelles se sont manifestées dès l'âge de 6 ans. Je me rappelle avoir embrassé un garçon sur la bouche. Vous me direz à cet âge là on n'est pas sexué, ou rien de bien significatif. Sauf que je me rappelle très bien c'était moi qui avait pris l'initiative de le faire et c'était derrière un buisson placé de telle sorte que personne n'avait rien vu dans la cour de récréation. Par la suite je n'ai pas spécialement ressenti d'attirance pour qui que ce soit ( d'ailleurs je faisais un sport extra-scolaire avec lui sans ressentir une quelconque attirance pour lui :? ). Jusqu'à mes 10 ans à l'âge de mes premières masturbations et elles étaient très souvent accompagnées de fantasmes homos. Une fois arrivé au collège je n'étais attiré sexuellement que par les garçons mais je ne faisais pas consciemment le lien avec une éventuelle homosexualité.

Au collège:
Le problème c'est que j'ai l'impression que mon attirance sexuelle pour les garçons était basée à l'époque principalement sur un fétichisme et je pense qu'il est apparu à ce moment là. J'ai eu une amourette de collège en 6ème ( la seule jusqu'à maintenant et c'était une fille mais on avait que 11 ans, un petit smack sur la bouche et rien de plus :twisted: :twisted: ) et en plein cours un garçon de ma classe pour me montrer comment embrasser avait simulé le fait d'embrasser en remuant la langue. Et ce geste m'avait beaucoup excité. Et depuis je me masturbe principalement sur ça lorsque je pense à des hommes. J'ai même fantasmé à de nombreuses reprises sur des amis de l'époque lorsqu'ils faisaient ça. Mais en dehors de ça je ne ressentais pas une attirance particulière pour les hommes. Même en allant dormir chez ces anciens camarades de collège , les voir nus ou torse-nus ne me faisaient absolument aucun effet et je n'étais pas du tout amoureux d'eux.Que ça soit au collège et au lycée je ne me suis jamais senti mal à l'aise lors du passage dans les vestiaires de sport même si il m'est arrivé au lycée de regarder certains corps bien faits mais après m'être analysé lors de mes questionnements je pense que c'était plus une façon de vouloir leur ressembler.

Le lycée :
Au lycée un jour dans le vestiaire un gars de ma classe avait fait une allusion graveleuse sur le sexe d'un camarade de classe. J'ai depuis développé un fantasme autour du pénis mais juste en imaginant qu'un garçon pourrait en avoir une plus grosse que la mienne ( c'est un fantasme visuel , en voir un gros peut m'exciter). Mais là encore ce qui me trouble c'est que contrairement à divers témoignages que j'ai pu lire, imaginer plus avec un sexe d'homme ne m'excite pas plus que cela ( j'ai imaginé divers scénarios sexuels passif et actif mais je ne ressentais et ressens rien). D'ailleurs à l'heure actuelle ce fantasme est absent mais les fantasmes, ça va et ça vient.

Etudes sup:

Viennent les premières expériences sexuelles, pas pour moi mais certains camarades, qui racontent parfois sans pudeur leurs ébats, leurs envies. Dans les vidéos porno, quand j'en regarde parfois c'est essentiellement de l'hétéro mais je regarde la femme et l'homme mais en fait ce qui m'excite c'est de voir l'homme pénétrer vigoureusement l'actrice. J'ai l'impression que c'est l'acte en lui même qui en fait.Pour autant je ne m'imagine jamais à la place de la femme c'est comme si j'étais spectateur de la scène. Bref je ne sais pas du tout si c'est un signe d'homosexualité latente ou pas. Quand j'entends des gens dire " une telle est enceinte" tout de suite dans ma tête la machine à fantasme s'emballe et j'imagine la relation sexuelle. Je ne sais pas comment interpréter d'autant que je ne suis pas attiré par ces personnes dans la vie réelle.


2) Ma part hétéro:

Vous vous en rendrez compte dans la dernière phrase de mon témoignage mais je suis assez atypique. Cette particularité ( je n'en dis pas plus pour l'instant) a fait que j'étais un enfant ayant énormément de mal à aller vers les autres enfants avec lesquelles j'étais en décalage permanent. Mais il y avait cette fille que j'appellerais C. Je jouais avec personne mais j'étais souvent avec elle et uniquement avec elle. Je posais même des questions à ma mère sur le fait de savoir c'était quoi l'amour, être amoureux. Je regardais toujours sa photo sur la liste des prénoms de la classe où elle était. Quand un jour la maîtresse m'a annoncé qu'elle déménageait en Italie, j'étais effondré. Je sais pas si on peut parler d'amour à cet âge mais encore aujourd'hui , ça me fait toujours quelque chose quand je repense à cette période.

Lors d'une fête familiale, je rencontre une fille que je nommerais M. ( non ce n'était pas ma cousine :mrgreen: ) que je prends par la main en disant fièrement devant tout le monde : " c'est ma fiancée " ( j'ai d'ailleurs chez moi une photo d'elle main dans la main avec moi :mrgreen: ) , on ne se lâche pas de la soirée. Je la revois et là elle me dit : " on n'est pas amoureux on est juste copains , d'accord" j'étais triste sur le moment: :lol: ah l'enfance!!!! D'ailleurs les rares fois où j'ai revu cette fille, on nous a sans arrêt rappelé cette histoire.

En primaire je me "socialise" grâce au travail mis en place par une psychologue et un pédo-psychiatre. Je m'intègre petit à petit avec les autres enfants. On m'inscrit au karaté et je " flashe" sur A. Là encore je suis peut-être amoureux , en tout cas je ressens quelque chose pour elle que je n'éprouvais pas pour les 3-4 autres filles qu'il y'avait dans ce groupe. Je pensais souvent à elle et j'en parlais régulièrement à ma mère. Lors d'une séance A n'était pas venue. J'ai espéré jusqu'à la fin qu'elle vienne et je me rappelle la aussi avoir pleuré car je pensais qu'elle ne viendrait plus. J'étais un garçon très émotif. Je vous dis pas la joie qui était la mienne quand je l'ai aperçu la semaine suivante j'ai crié dans la salle : "oh salut A !!" . Mon prof de karaté était mort de rire :cheesy: :D et m'avait gentiment imité. Je pense que ça n'est quand même pas commun pour une simple "copine de karaté". ( j'avais 8 ans). Elle est partie l'année suivante et j'ai fini par l'oublier petit à petit.

La même année j'étais parti en vacance dans le sud et j'avais aussi "sympathisé" avec une fille et j'étais toujours impatient de la revoir. Pareil je parlais toujours d'elle au point que mon père s'était énervé et m'a dit d'un ton agacé : " mais tu es amoureux d'elle ou quoi??". Elle m'avait promis qu'on se verrait le lendemain matin et le jour J chou blanc !!! J''avertis mes parents que je m'en vais la chercher sur la plage. Ils me recommandent juste de ne pas m'éloigner de trop. Mais à cette âge , on est têtu et surtout la plage est interminable. Je me rends compte au bout d'un moment que j'étais très très très loin de l'endroit où nous étions. Je reviens dépité :cry: :cry: . C'est à croire que j'étais motivé ce jour-là. L'ironie c'est que la seule fois où je vais la revoir c'était la veille de mon départ: je sortais de la plage , elle venait d'y arriver. J'ai à peine pu lui parler. :cry: Je pensais constamment à elle sur le chemin du retour avant que la vie reprenne son cours.

Lycée:
Vers 10 ans j'ai eu quelques fantasmes "hétéro" mais nettement moins nombreux que mes fantasmes homos" . Ils étaient vraiment minoritaires au collège. Du coup à 15 ans lorsque j'ai ressenti un décalage également à ce niveau-là avec les autres garçons, j'ai fait des recherches sur internet qui m'ont confirmé que j'étais sûrement gay. Mais en première patatras !!!! Il y a une fille qui me séduit par sa façon de se tenir, son sourire et sa personne bref elle me fait quelque chose. Je me suis même surpris une fois à lui toucher l'épaule en lui parlant , je veux me mettre à côté d'elle en cours. Je la regarde parfois lorsque je parle à quelqu'un d'autre juste pour voir si elle m'écoute . Pourtant même si je vois qu'il n'y a pas d'émoi sexuel conscient, un jour j'invite mon meilleur ami chez moi qui me dit " Apparemment tu es amoureux de M. , c'est une fille de ta classe qui m'a dit que c'était grillé que tu étais amoureux ". Je sais pas quoi répondre , choqué qu'on ait pu s'en rendre compte. Je ne sais pas si c'est de l'amour où une forte amitié. Je balbutie que je sais pas trop. Pourtant il y'a bien des filles que je trouve sympathiques avec qui je rigolais bien tout en sachant très bien que je ne ressentais rien vis à vis d'elles. Là je sens que c'est différent avec elle mais je serai bien incapable de définir ce sentiment. D'autant qu'à ce moment je commençais à douter de ma sexualité. Bien sûr je ne lui parle pas de ces questionnements. Il n'insiste pas sur le moment et tant mieux. D'ailleurs il ne s'est rien passé avec cette fille. Trop tourmenté de mon côté. Je ne saurai sans doute jamais si elle s'en est aperçue.

Au même moment des garçons fantasmaient sur les courbes ( pour rester soft :lol: ) d'une fille de la classe. Puis comme ça sans prévenir j'ai fantasmé petit à petit sur certaines formes féminines même si les fantasmes homos restaient dominants. C'est resté ainsi au lycée mais à ce moment là je me demandais si j'étais complètement gay ou un hétéro qui s'ignorait ( la bisexualité ne m'est jamais venue à l'esprit, sans doute dû au manque d'information sur le sujet et j'avais d'autres priorités, je pensais à tout ça sans que cela ne perturbe ma scolarité au lycée).

Etudes sup:

Je m'inscris à un cours de danse extra-scolaire dans lequel beaucoup de filles étaient présentes. Parmi elles, 2 filles qui pour le coup m'attiraient réellement je pense. Je me suis d'ailleurs surpris à voir parfois mon corps réagir en dansant avec elles ( pas besoin d'expliquer :lol: ). Ca ne m'était jamais arrivé avant ( en même temps j'étais hyper timide et je ne me souviens pas avoir dansé avec une fille auparavant). Depuis et jusqu'à maintenant certains "fantasmes hétéros" se développent mais je n'arrive pas à interpréter ces fantasmes.
D'où la dernière partie de mon témoignage.




3) Bi ou pas bi

Je sais par avance que moi seul trouverai la réponse à cette question. Toutefois certaines réponses m'aideraient à y voir clair, à mieux cerner ma sexualité.
La question de la bisexualité est d'ailleurs apparue dans mon esprit que depuis quelques années seulement. Et merci à ce forum d'exister car il m'a permis de voir désormais à quelle point l'orientation sexuelle était un aspect complexe, que cela va bien plus loin que l'étiquette 100% hétéro ou 100% homo que les gens se donnent. Chacun se définit comme il veut bien sûr mais j'avoue que je me demande parfois si ces deux pôles des diverses orientations sexuelles constituent réellement la majorité. Ce qui est fou c'est que quand on se questionne sur cet aspect de sa personnalité, on a l'impression qu'autour de nous les gens ne se posent jamais ces questions.

Pour mon cas personnel je me retrouve dans les nombreux témoignages qui parlent de fluctuations d'attirance, avec des phases homo ou hétéro, plus ou moins longues à telles point que certaines personnes se pensent parfois essentiellement gay ou hétéro.Même si je devrai en conclure que je suis probablement bi, je n'arrive pas à lâcher prise sur cette question. Et comme la société en général fonctionne par clichés et juge en fonction de l'apparence, personne dans mon entourage n'imagine pas les questions qui me traversent l'esprit. Je crois que plus que la peur de l'homophobie ou biphobie, ce qui me fait le plus peur est de ne pas savoir avec exactitude ce que je suis. J'ai tendance à beaucoup trop réfléchir, à trop penser et à tenter d'expliquer, intellectualiser, interpréter mes fantasmes. Ce qui me perturbe également c'est que ma vie sexuelle solitaire s'est d'abord très majoritairement tournée vers les garçons du coup aujourd'hui je crains de m'être forcé à être attiré par les filles. Je me teste en permanence bref je n'ai pas un rapport serein avec moi-même.Par moment je me dis c'est pas possible je suis gay refoulé et à d'autres moments en pensant à toute mon enfance je me dis que ma bisexualité était écrite dès mon plus jeune âge.

Pourtant quand je relâche la pression ( ce qui est rare) je vois bien qu'une double attirance que je trouve équillibrée désormais est présente . Je suis dans le flou. Heureusement que personne ne s'en est jamais douté au collège-lycée ou même après. Je n'ai jamais été embêté à ce sujet ce qui m'a permis d'explorer ma sexualité à mon rythme.


Conclusion :

J'ai 26 ans, je suis en dernière année d'études ( très exigeantes par ailleurs) et aucune expérience sexuelle mais je veux que ma première fois se passe dans les meilleures conditions et surtout je veux être davantage apaisé avec mon orientation sexuelle, bien que ça aille un peu mieux ces derniers mois. Je n'ai absolument pas honte de ne pas avoir encore eu de relations sexuelles, chacun son rythme.

Merci d'avance à ceux qui vont lire ce pavé je promets que mes prochains posts seront moins longs :wink: . J'espère que mon post est bien structuré, c'est pas évident quand on souhaite balancer sur internet 10 ans de questionnements. Au plaisir de vous lire.

Nb: J'ai choisi mon nom de pseudo volontairement car je cumule les minorités: bi, haut potentiel ( je préfère le terme zèbre, mais cela impacte beaucoup je pense mes questionnements divers et variés, mon rapport à la sexualité et affecte mon rapport au monde mais c'est un autre sujet) , et pas blanc. Ca fait beaucoup :mrgreen: :twisted: :twisted: :cheesy: :D . Je préfère en rire je reste positif malgré tout. La quête de soi est angoissante mais aussi passionnante et le bonheur est sans doute au bout du chemin.

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Re: Dans le brouillard

Message par Noctis » il y a 8 mois

Salut et bienvenue Alix !

Tu as une vision très clair de ta situation, tu es attiré par les deux, avec peut-être une préférence pour les hommes. Il est un peu difficile de te conseiller... Je dirais qu'il faudrait que tu te laisses aller, que tu laisses les choses se faire, sans trop te poser de questions. Un jour, tu rencontreras une personne qui te plaira, avec laquelle tu pourras partager et vivre des moments de complicité et d'intimité, peu importe son sexe. Quand le moment de passer à l'acte sera venu, les choses se feront d'elles-mêmes avec cette personne. Ne te met juste pas trop de pression ou n'idéalise pas cet évènement pour ne pas être déçu.

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Re: Dans le brouillard

Message par Joebuck » il y a 8 mois

Salut le Martien,

Tu exprimes un certain flou derrière lequel on sent quand même une bonne dose de lucidité. Quelle chance!
Je me reconnais absolument dans ta façon de penser - identifier - analyser - questionner. Ca fait toujours plaisir à lire quand on a la réputation de (je ne fais que citer une phrase maintes fois entendue) "trop se prendre la tête tout le temps et être vachement dans la théorie au lieu de foncer".

Donc ça me parle complètement ce réflexe d'organiser les choses: homo ou hétéro. Ou peut être les deux. Mais peut-être pas puisque c'est peut-être par conformisme que l'on cherche à cultiver sa part d'hétérosexualité. Le monde est plein d'exemples qui prouvent qu'il n'y a pas de règles. Et pourtant....

Tu l'as dit toi même : personne ne trouvera ta réponse à ta place. A mon humble avis, si tu ressens des choses - même de façon épisodique - c'est qu'elles sont en toi jusqu'à preuve du contraire. On n'enfume pas l'inconscient (punchline :mrgreen: ). Ton questionnement est plus ou moins celui que j'ai fini par formuler à mon psy. En travaillant là-dessus, j'ai réalisé que si je me posais des questions, c'est que j'avais déjà les réponses :wink: .
Sachant que je suis allé consulter à ce sujet alors que j'avais déjà pas mal d'expériences avec filles et garçons, sexuelles et amoureuses, attestant d'une bisexualité évidente. Pour autant, j'avais du mal à l'accepter. Comme quoi quand ça ne veut pas lâcher, ça ne veut pas.

Et quand je dis "lâcher" je parle de quitter une homosexualité dans laquelle je m'étais longtemps "limité". Bien que je doutais que ma place fût tout à fait là. J'explique cette erreur d'auto-aiguillage par le mécanisme que tu décris assez nettement dans ton 2e paragraphe. Cette identité "amputée" a quand même eu l'avantage de me faire vivre des choses hyper enrichissantes et de me sensibiliser à des aspects dont tu parles à la fin de ton post (intersectionnalité quand tu nous tiens).

Je me dis, pour conclure, qu'en fait tu as tous les éléments pour arriver vers la formule qui te convient à toi et rien qu'à toi. Quitte à changer de formule avec l'évolution de ton ressenti ou selon tes rencontres. Une chose est sûre : si tu es ici ça n'est pas par hasard (moi aussi j'ai visité le site pendant 6-8 ans avant de m'inscrire). Continue de déconstruire à ton rythme. Et quand tu seras prêt pour la pratique, ça sera tellement naturel, libre et harmonieux ! C'est en tout cas ce que je te souhaite et je suis certain que c'est ce qui t'attend.
L'homme est une femme comme les autres

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Hystorie
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Re: Dans le brouillard

Message par Hystorie » il y a 8 mois

Merci pour la transparence complète que tu as eu dans tes écrits. Même par écran interposé, il faut avoir le courage de la démarche.
Aucun avis ou conseil, je serai mal placée :)
J'ai découvert la masturbation à 19 ans, c'est dire comme j'étais aux fraises sur le sexe et l'amour.

Bref, je te souhaite de belles histoires et de folles aventures, que ton coeur batte et ton corps s'émeuve.

Frida
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Re: Dans le brouillard

Message par Frida » il y a 8 mois

Salut Alix,

Je souhaite juste t'envoyer un peu de soutien dans tes questionnements. Ma situation ressemble pas mal à la tienne (sauf que je suis une femme), bien que chaque situation soit unique. Surtout, je me reconnais tout à fait dans cette idée de "Techniquement je suis bi, mais ne serais-je pas en train de me mentir ?", qui ne me lâche que rarement. Les parcours de Joebuck et de Yukka, peut-être, nous montrent qu'il est possible d'atteindre un état d'apaisement avec soi-même et son identité, même après de longues années de doute et de questionnements. Moi, en tout cas, cela m'a donné de l'espoir. J'espère que cela te donnera aussi du courage pour avancer.

Enfin, je ne sais pas si cela va t'aider, mais garde cela en tête : nous avons à la fois la chance et le fardeau d'être dans le gris, dans un espace de la sexualité qui est flou, fluide, divers mais pas de la façon dont on le voit dépeint dans les médias ou dans la plupart des témoignages. C'est un fardeau parce qu'il est difficile de s'identifier à d'autres, et donc de se coller une étiquette rassurante. Mais c'est aussi une chance car cela nous donne un regard unique sur le monde, un regard plein de nuance et où rien n'est acquis, où toute expérience a le potentiel de nous bouleverser. C'est terrifiant, mais également si palpitant.

alix le_Martien
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Re: Dans le brouillard

Message par alix le_Martien » il y a 7 mois

Bonsoir à tous

Merci Noctis pour ta réponse. Je suis attiré par les deux c'est fort probable. Fantasmatiquement en tout cas. Je dirais plutôt que je semble exprimer les choses de façon claire mais tant que je n'aurais pas acquis de l'expérience un doute subsistera. Je suis également assez réservé et craintif malgré l'apparence que je peux donner quand on me voit. Les plans et rencontres d'un soir vite je sais que c'est pas pour moi. Pour autant je ne suis pas désintéressé par la sexualité , au contraire. Avec la bonne personne ça se fera naturellement. Pour ce qui est du lâcher prise, tu as touché là à mon principal défaut. C'est le défi de toute ma vie de ne pas de me prendre la tête.


Merci Joebuck. Quand je te lis j'ai l'impression que c'est moi qui ai écrit la message . On a le même vocabulaire et la même façon de voir les choses. Quand tu dis que ça n'est pas par hasard que je suis ici, ça me parle. Avec le recul il y a des signes qui ne trompent pas, des plus explicites aux plus implicites:

- une attirance pour les hommes
-malgré tout une certaine sensibilité aux femmes et une attirance que je qualifierais de plus "tardive" plus ou moins latente. Suffisamment pour me faire douter de l'homosexualité totale ( ou plutôt presque totale) de mon début d'adolescence.
- le fait d'avoir le sentiment de fonctionner par phases
- le fait de ne pas avoir fait de CO malgré la présence de quelques personnes homosexuelles dans ma famille. Longtemps je me suis dit" mais tu es c.. tu as de la chance d'avoir des homos dans ta famille pourquoi ne fais tu pas part de tes doutes ?? " Aujourd'hui je sais qu'il y avait cette petite voix qui me disait que ce n'était peut être pas complètement ça. Et je n'avais non plus envie qu'on me catégorise et que l'on m'enfermer dans une boîte pour plus que j'en sorte. J'ai senti que c'était plus complexe que cela. D'autant que je pense qu'ils sont dans le cliché de la non-existence de la bisexualité.

J'ai part ailleurs lu ton long témoignage et des nombreux témoignages que j'ai pu lire, ton témoignage est un de ceux qui se rapproche le plus du mien et j'aimerai le cas échéant en parler avec toi en mp étant donné que tu sembles avoir trouvé une vraie stabilité vis à vis de tout cela . La différence est que je n'ai toujours pas eu de relation. Je suis très réservé de nature mais je perds pas espoir. Par rapport à ta dernière phrase tu as raison je suis sûr que le moment venu, l'intimité ça sera génial. J'en suis convaincu.

Hystorie merci de ton soutien.

Merci beaucoup frida je n'aurais pas dit mieux. Cette notion de chance et de fardeau me parle complètement. Ca nous permet de déconstruire les normes sociales et de constater que la sexualité est plein de couleurs différentes. Il y a sans doute autant d'hétérosexuels qu'il y a de façons de la vivre, de même pour la bi et l'homosexualité. Et n'oublions pas les asexuel(le)s. Je me dis parfois que c'est encore plus compliqué pour eux que pour nous dans cette société hypersexualisée. Il est vrai que ça a un coté à la fois excitant et angoissant de pas savoir quelle tournure va prendre sa vie. C'est là tout son intérêt.

Prenez soin de vous

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Re: Dans le brouillard

Message par Yukka » il y a 7 mois

Bonjour Alix_le_Martien,

Je me retrouve pas mal dans tes questionnements, tes "prises de tête". A l'époque où j'étais en plein dedans, ça m'est tombé dessus sans prévenir, ça m'a complètement sonnée, ça m'a envahie comme un "tsunami" et je me suis retrouvée au milieu d'un "tourbillon" qui a duré 2 bonnes années. Je n'avais personne à qui en parler, ce fut assez violent et vraiment épuisant.

J'ai relevé dans ton témoignage quelques phrases clés qui, je crois, résument l'ensemble et me font penser qu'en fait tu as déjà bien pris du recul sur ton vécu et sur le sujet:
alix le_Martien a écrit :
il y a 8 mois
ce qui me fait le plus peur est de ne pas savoir avec exactitude ce que je suis.
Et je n'avais non plus envie qu'on me catégorise et que l'on m'enfermer dans une boîte pour plus que j'en sorte.
quand on se questionne sur cet aspect de sa personnalité, on a l'impression qu'autour de nous les gens ne se posent jamais ces questions.
déconstruire les normes sociales et de constater que la sexualité est plein de couleurs différentes
ça a un coté à la fois excitant et angoissant de pas savoir quelle tournure va prendre sa vie.
La quête de soi est angoissante mais aussi passionnante et le bonheur est sans doute au bout du chemin.
Il est très naturel de chercher à savoir "ce qu'on est" surtout quand on se rend compte qu'on n'est pas exactement ce que l'éducation, les parents, la famille, la société, nous ont dit qu'on était (ou qu'on devait être).

C'est rassurant pour soi-même de savoir où l'on se situe. Et c'est rassurant pour les autres de savoir où nous situer . Précisément parce que notre société est normée, binaire, et que cette norme amène avec elle toute une organisation de rapports de forces.

Pour ce qui est des étiquettes, aujourd'hui, je regarde les choses autrement : la question n'est plus de savoir ce que je suis mais plutôt ce que je veux.

Mon orientation n'a pas été stable dans le temps: hétéro jusqu'à 20 ans, homo en questionnement et peut-être refoulée (?) jusqu'à 22, puis de nouveau hétéro, puis en fait plutôt bi, puis plus rien du tout, puis de nouveau tendance homo, puis maintenant zut-j'en-ai-marre-de-me-coller-une-étiquette-je-suis-un-être-humain-capable-d'aimer-et-pis-cé-tout!

Je me suis récemment fait la réflexion que si l'on s'écartait de l'hétéro norme, et que l'on postulait que, par principe, il est normal que n'importe qui (homme ou femme ou autre) puisse être attiré par n'importe qui (homme, femme ou autre), alors tout serait différent dans nos interactions.

Du coup, désormais, si une personne m'intéresse et que je veux aller plus loin : je le lui dis. Si une personne s'intéresse à moi, je lui dis si l'intérêt est réciproque, ou ne l'est pas. Et du coup, ce n'est pas une question d'orientation sexuelle. C'est une question d'affinité, d'intérêt réciproque, d'attirance intellectuelle, romantique, physique, sexuelle, à l'instant T.
Aujourd'hui, mes affinités ne sont plus les mêmes qu'il y a 5 ans ou 10 ans, et elles seront peut-être encore différentes dans 5 ans ou 10 ans.

Du coup, je ne sais pas si le bonheur est "au bout du chemin" ou si le bonheur est plutôt le chemin lui-même... (un bon sujet pour le bac de philo...).

Je te souhaite en tout cas d'arriver à calmer tes interrogations pour simplement vivre tes envies et tes émotions. Je te souhaite aussi de vivre de très belles premières fois lorsque tu auras trouvé la (les) bonne(s) personne(s) et que tu seras prêt.

alix le_Martien
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Re: Dans le brouillard

Message par alix le_Martien » il y a 6 mois

Merci yukka

Je pense effectivement que j'ai pris du recul dans la mesure où j'ai désormais bien compris que ma sexualité est plus complexe que ce qui est décrit en temps normal.

Toutefois ces fluctuations d'attirance qu'est ce que ça peut être déstabilisant, et à la fois angoissant, énervant (amusant même parfois quand j'arrive à être serein par rapport à ça) de se sentir totalement homo pendant quelques jours via le plaisir solitaire puis bon allez un fantasme hétéro et pouf la tendance s'inverse durant quelques jours ( parfois quelques heures) et encore vice-versa!!! Tout est à nouveau sens dessus dessous. Je pense qu'en réalité la seule idée reçue dont j'ai encore du mal à me dépêtrer concernant la bisexualité, c'est le fait que ça ne soit pas forcément du 50/50 en permanence. Du coup quand une phase est trop longue à mon goût, je me remets toujours en question , ça gamberge dans le crâne et les questions s'enchaînent et entraînent des sous-questions, pour finalement peu de réponses concrètes. Ce qui m'énerve par dessus tous plus encore que les ploucs homophobes qui ne méritent même pas une seconde d'attention et devraient même nous faire sourire par leur ignorance crasse ( qui d'ailleurs ne doit pas se limiter à ce sujet), c'est cette pression hétéronormative insidieuse familiale qui est finalement encore plus toxique. Entendre parler que de " imagine ta vie future avec ta femme et tes enfants" lorsque j'évoque l'avenir alors que j'ai fait des confidences " en creux" sur une potentielle bisexualité, c'est particulièrement agaçant. Au delà de cet aspect, on peut être heureux en étant célibataire, en vivant à trois ( ou plus tant que les gens sont heureux), en ayant des enfants sur le tard, ou sans avoir d'enfants. Bref le bonheur est multiforme. Ces injonctions indirectes m'agacent car je ne fais pas de distinction entre les divers modes de vie. J'ai horreur du jugement en général et des normes, quelles qu'elles soient.

Cependant après avoir réfléchi ( encore et toujours !!!!) comment m'épanouir davantage, j'ai compris qu'au final mon problème majeur est mon manque de confiance en moi qui est chronique, et que cela n'a rien à voir avec la bisexualité. Je vois d'ailleurs un neuropsychologue le mois prochain. Afin qu'elle m'aide à mieux me comprendre par rapport au sentiment de décalage que je ressens en permanence avec les autres, qui explique sans doute en grande partie le fait que je me sente particulièrement isolé depuis le lycée, voire le collège. Quand vous avez toujours eu du mal à vous intégrer à vos pairs sans comprendre pourquoi, que vous apprenez que vous ne fonctionnez probablement pas comme les autres à 26 ans, c'est compliqué. Les implicites relationnels, tisser des liens avec les autres m'est très difficile, les très très rares soirées étudiantes auxquels j'ai participé je ne me suis jamais senti à ma place à tel point que ma vie étudiante à été quasi-inexistante, mais je ne culpabilise plus désormais. Mais quoi qu'on en dise nouer des liens forts d'amitié à l'adolescence participe grandement à l'estime de soi.

Cette thérapie que je vais bientôt commencer m'aidera très certainement à sortir de mon isolement, à voir sous un autre angle ma vie antérieure, et à me donner les outils nécessaires pour faire de nouvelles rencontres amicales, voire plus si affinités et de ce fait m'apporter davantage de réponses à mes questionnements restants sur ma sexualité ( à ce propos je ne compte pas forcément lui en parler, j'estime avoir déjà trouvé une partie des réponses).

En espérant vous donner par la suite des nouvelles positives concernant mes interrogations.

Bon week-end de pentecôte à vous

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Re: Dans le brouillard

Message par Envolée » il y a 6 mois

Bonjour Alix,

Je comprends tes ressentis. J'aimerais bien que tu nous partages ce qui ressort de ton rendez-vous avec le neuropsychologue.

Je crois connaitre ce sentiment de décalage dont tu parles, et après avoir vu une psychologue, j'ai appris que j'étais hypersensible. Je pense que cela vient de là.

Pour revenir sur les variations que tu as concernant l'attirance sexuelle c'est certain que c'est déstabilisant mais avec le temps tu apprends à te connaitre et tu seras, j'espère, davantage dans l'acceptation. Bonne continuation :)

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Re: Dans le brouillard

Message par Lolo007 » il y a 5 mois

Bonjour Alix :)

Je compatis avec vous. J'espère votre thérapie vous fera du bien.

Au plaisir de lire de vos nouvelles !
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Re: Dans le brouillard

Message par alix le_Martien » il y a 5 mois

Bonsoir la compagnie.

Il s'en est passé des choses depuis un mois au niveau du cheminement personnel concernant mes questionnements. J'ai traversé la semaine dernière une grosse, très grosse crise d'angoisse pendant 5 jours suite à cela. J'étais dans une période " homo" et je me suis dit : " voilà tu refoules ton homosexualité va falloir accepter maintenant et ne pas te forcer de jouer à l'imposteur en te considérant bi". J'ai beau être passionné par tout un tas de choses, impossible de penser à autre chose la semaine dernière. Impossible de trouver le bouton off et d'arrêter de penser. Les questionnements incessants s'enchaînent à nouveau. J'étais vraiment pas bien.

Et paradoxalement c'est samedi dernier qu'un déclic s'est produit. J'ai dû sortir en ville chez le coiffeur et juste avant de quitter mon domicile, n'en pouvant plus je me suis dit cette phrase: " bon tu sors de la maison mais tu vas arrêter de te tester sur tout le monde et te forcer à regarder les gens ( toujours discrètement bien sûr) pour voir qui t'attire ou pas, le regard se posera naturellement et pas de façon compulsive". Et contre toute attente j'ai tenu ma parole et mon dieu quelle charge mentale en moins!! C'en était enivrant et je me suis senti fier de ne pas m'être laissé envahi par mes angoisses. :) :) :)

Je me suis aussi appliqué cette ligne de conduite après en me disant que je dois être désormais à l'écoute de mon corps et accueillir mes désirs avec naturel. C'est ce qui s'est donc passé cette semaine et je dois dire que c'est la première semaine depuis plus de 5 ans où ces questionnements ne sont pas présents dans un coin de ma tête tels des sous-marins prêts à ressortir de l'eau à un moment inopportun !!! Qu'est ce que ça fait du bien. Surtout que je me rends compte que non, ma bisexualité je pense n'est pas un artifice car cette semaine j'ai pris le temps de ressentir et laisser mes attirances s'exprimer, et là j'ai bien cerné une fluctuation de désir sans crier gare. Je compte bien continuer comme cela. Le combat n'est pas gagné et va sans doute falloir pendant quelque temps que je me répète cette même phrase ( 2ème paragraphe) en sortant de chez moi afin de ne pas retomber dans mes travers. Mais réussir à lâcher prise pendant une semaine lorsque l'on me connaît, c'est un exploit colossal !!!

Je chemine encore mais je sens que j'avance positivement sur ce point.



Par ailleurs certains m'ont demandé de partager mon rendez-vous avec le neuropsychologue alors je m'exécute.

Tout d'abord merci envolée pour ton message. Effectivement je suis un hypersensible. C'est une psychologue qui m'a décelé cette particularité lors de mes 15 ans, chez qui je suis allé pour une problématique qui pour le coup n'avait rien à voir avec ma sexualité ni la raison pour laquelle je vais actuellement chez une neuropsy.

Concernant mon rendez-vous il a eu lieu il y a 2 jours. Et après lui avoir raconté ma vie et surtout mon enfance et mes questionnements identitaires me concernant ( là encore pas en lien avec la bisexualité), elle pense que chez moi, mes particularités vont bien plus loin que l'hypersensibilité, déjà pas toujours facile à vivre au quotidien. Et elle m'a clairement proposé de passer un test psychométrique avec bilan psychologique à l'appui au mois de septembre pour confirmer " son hypothèse sur une particularité de fonctionnement". Elle me conseille également de prendre par la suite contact avec un ou une psychiatre car elle pense que j'ai encore une autre particularité ( que je soupçonne très fortement également).

Je suis ressorti de ce rendez-vous bouleversé et en même temps soulagé car si ces hypothèses se confirmaient, ça expliquerait tellement de choses de ma petite enfance et de mes inaptitudes sociales encore omniprésentes à l'heure actuelle, ma pensée qui part toujours en vrille. C'est très violent de découvrir tout cela à 26 ans mais ça fait quelques mois que je cogitais suite à des recherches que j'ai faites sur le net à ce sujet. Je vais sans doute enchaîner les découvertes sur moi même et cela va certainement provoquer beaucoup de remous dans ma vie. Ca va sans doute débloquer beaucoup de choses et j'espère avoir enfin ma carte du territoire. Mais c'est tout ce que je souhaite: du bouleversement dans ma vie!!! En effet comment avancer sereinement quand on ne se connaît pas soi-même et qu'on ne sait pas comment on fonctionne?? Avoir l'impression que sa vie est fragmentée et ne pas réussir à rassembler les pièces du puzzle depuis des années est fort désagréable. :( :(

Mais je sens que je vais bien avancer avec elle. J'ai la sensation d'avoir enfin posé la première pierre pour construire ma propre pyramide du bonheur en espérant y atteindre un jour le sommet. Je pense enfin sortir du bout d'un très long tunnel et enfin " commencer une nouvelle vie". :wink: Les pièces du puzzle vont sans doute enfin s'assembler.

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Re: Dans le brouillard

Message par Pablobi » il y a 5 mois

Je comprends très bien ce sentiment d'avoir le cerveau qui file à 100 à l'heure sans avoir le contrôle de ses pensées. C'est épuisant, et quand ça s'arrête, c'est extraordinairement agréable.

Pour ma part, c'était un début de dépression parceque j'ai essayé de refouler aussi. Je voulais ne faire de mal à personne de mon entourage, et ça me bouffait à vitesse grand v. Donc, ça ne fonctionne pas.

Courage dans tes questionnements.

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